La revue du Galop - Numéro 19
/ mai-juin 2007
Le Haras du Saubouas
a terminé tête de liste
des vendeurs aux Breeze-ups d'avril
dernier. Un an plus tôt, Paul
Basquin, le directeur du haras, avait
présenté un seul 2 ans
monté en avril à Saint-Cloud.
En revanche, ses neuf produits vendus
en juillet pour un chiffre d'affaires
de 291000 euros lui avaient permis
de se hisser une première fois
au sommet de la liste des vendeurs.
Pourtant, le Haras du Saubouas n'a
que quatre ans... « J'ai
reçu une formation d'ingénieur
agronome, explique-t-il. Puis, j'ai
travaillé deux ans dans une
écurie de courses en Angleterre,
dans le Somerset. »
Après avoir hésité à entraîner à Chantilly,
Paul a opté pour le pré-entraînement
et surtout la préparation aux ventes,
dans le Gers, où est installé son
centre de préparation. « J'ai
de la famille dans la région, et le
climat ici est très adapté aux ventes
de poulains montés, car les automnes
sont plus doux qu'en Normandie,
estime-t-il. Nous avons donc orienté
notre activité sur ce type de ventes,
en avril et en juillet. J'ai 70 hectares
et je peux loger une quarantaine de
chevaux en boxes. Mais je préfère
privilégier la qualité à la quantité.
Nous avions une quinzaine de poulains
en avril et nous avons inscrit 16
produits en juillet. C'est un effectif
optimal si l'on veut sélectionner
son lot. »
Le haras du Saubouas (www.saubouas.com)
prépare des poulains pour des éleveurs
et des pinhookers sans sol. Le pinhooking
consiste à investir dans un yearling
ou un foal, par exemple, pour le revendre
à un stade ultérieur de sa croissance.
Des spécialistes de ce type de vacations
sont répandus aux USA et outre-Manche,
en particulier en Irlande. En France,
compte tenu de la progression des
ventes de poulains montés, un réel
marché s'est développé à son tour.
Le Haras du Saubouas a su exploiter
le nouveau filon.
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